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19 Août 2026
À Marcory, les acteurs culturels sensibilisés à l’importance de l’assurance santé
Un atelier de formation destiné aux acteurs culturels s’est tenu le samedi 8 août 2026 au Centre de jeunesse de Marcory, autour du thème « L’importance de l’assurance santé ». Organisée de 9h à 14h par le Mouvement des Artistes de Marcory (MAM), la rencontre avait également pour sous-thème « La gouvernance du BURIDA ».
Cette initiative visait à renforcer les connaissances des artistes sur leurs droits, leurs responsabilités et les dispositifs mis à leur disposition pour mieux se protéger, notamment en matière de santé.
L’assurance santé au cœur des échanges
Intervenant sur le thème principal, M. Ezaïe Kouassi, chef de service Ouverture sociale au Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), a insisté sur l’importance pour les artistes de souscrire à une assurance santé.
Selon lui, les difficultés sanitaires auxquelles peuvent être confrontés les artistes rendent nécessaire une meilleure couverture afin de prévenir les conséquences financières liées aux soins. Il a expliqué que l’assurance concerne le sociétaire, son conjoint ainsi que quatre enfants.
Le coût annoncé est de 360 000 FCFA, avec une subvention du ministère de la Culture et du BURIDA, destinée à faciliter l’accès des artistes à cette couverture.
M. Ezaïe Kouassi a également souligné l’importance de cette assurance dans les démarches administratives. Selon ses explications, le ministère de la Culture exige désormais, pour certaines demandes d’aide financière, les immatriculations et d’autres démarches, que le sociétaire du BURIDA dispose d’une assurance maladie.
« L’artiste doit connaître ses droits »
Pour DJ Gaoussou, président du Mouvement des Artistes de Marcory (MAM) et d’Artistes Toujours Vivants (ATV), l’organisation de cette formation répond à la volonté de permettre aux artistes de mieux comprendre leur rôle dans le secteur culturel et de connaître leurs droits et devoirs au sein du BURIDA.
Le choix de l’assurance santé s’explique notamment par les difficultés rencontrées par certains artistes confrontés à la maladie sans disposer d’une couverture adaptée.
« L’assurance permet une prise en charge importante des frais de santé », a-t-il expliqué, appelant ainsi ses confrères à mieux s’informer et à adhérer à cette couverture.
Alors que le quota initial était fixé à 50 participants, 70 artistes ont finalement pris part à cette troisième session de formation. Une participation qui, selon DJ Gaoussou, traduit l’intérêt grandissant des acteurs culturels pour les questions liées à leurs droits et à leur protection sociale.
Il a annoncé la poursuite de ces sessions de formation, avec une quatrième rencontre prévue le samedi 3 octobre 2026.
La gouvernance et le rôle de l’audit expliqués
La question de la gouvernance du BURIDA a également été abordée au cours de l’atelier.
Domarie, auditrice interne au BURIDA, a présenté une communication sur le rôle de l’audit dans la création de la performance au sein des entreprises, avec un accent particulier sur le fonctionnement du BURIDA.
Son intervention a notamment porté sur les notions fondamentales de l’audit, la gouvernance et les différents organes qui la composent ainsi que leurs responsabilités.
Elle a également expliqué les apports de l’audit interne dans le management opérationnel, la stratégie, l’optimisation des coûts et le respect de l’éthique. La synergie entre l’audit interne et la bonne gouvernance a également été mise en avant comme un facteur essentiel d’amélioration de la performance des organisations.
À travers cet atelier, le Mouvement des Artistes de Marcory entend ainsi contribuer à une meilleure information des acteurs culturels sur leur environnement professionnel, leurs droits et les mécanismes de protection dont ils peuvent bénéficier.
Aissatou Diallo