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29 Septembre 2026
Côte d'Ivoire : la Fondation Goutte d’Espoir appelle à placer les jeunes au cœur des solutions liées à l’eau
Participante à la première édition du Forum régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO), tenue les 24 et 25 septembre 2026 à Abidjan, la Fondation Goutte d’Espoir a appelé à renforcer l’implication des jeunes dans la recherche et la mise en œuvre de solutions durables face aux défis liés à l’eau. Dans cet entretien, son vice-président chargé des conseils et de la logistique, Konan Kouamé Paul Léandre, revient sur les enjeux liés à l’accès à l’eau potable, les actions de la Fondation et la place que doivent occuper les jeunes dans la recherche de solutions.
FA : Pouvez-vous vous présenter ainsi que la Fondation Goutte d’Espoir et nous expliquer sa mission principale ?
Konan Kouamé Paul Léandre : Je me présente, Konan Kouamé Paul Léandre, vice-président de la Fondation Goutte d’Espoir, chargé des conseils et de la logistique.
La Fondation Goutte d’Espoir est une organisation engagée aux côtés des communautés, particulièrement des jeunes et des populations vulnérables. Notre mission principale est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie à travers des actions concrètes liées notamment à l’accès à l’eau potable, à l’éducation, à la formation et à la protection de l’environnement.
Notre engagement s’inscrit particulièrement dans la réalisation de l’ODD 6, qui vise à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau.
FA : Qu’est-ce qui motive la participation de votre Fondation à ce forum consacré aux enjeux liés à l’eau ?
Konan Kouamé Paul Léandre : Notre participation est motivée par une conviction simple : l’eau est à la fois une source vitale, un enjeu de santé publique, un facteur de développement et une question de dignité humaine.
Pour la Fondation Goutte d’Espoir, participer à ce forum représente une occasion de partager notre vision, d’écouter les acteurs qui travaillent sur le terrain et surtout de créer des collaborations permettant de transformer les échanges en actions concrètes.
Nous voulons également porter la voix des communautés vulnérables et rappeler que les jeunes doivent être considérés non seulement comme les bénéficiaires des politiques publiques, mais également comme des acteurs de solutions.
FA : Face aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable en Afrique de l’Ouest et particulièrement en Côte d’Ivoire, quelles sont les principales solutions qui peuvent contribuer à améliorer durablement la situation ?
Konan Kouamé Paul Léandre : À notre niveau, nous pensons qu’il faut agir sur plusieurs fronts simultanément.
Il faut d’abord développer et réhabiliter les infrastructures hydrauliques, notamment dans les zones rurales et les communautés insuffisamment desservies. Ensuite, il faut renforcer l’entretien et la maintenance des ouvrages, car construire un point d’eau sans garantir sa durabilité ne permet pas de résoudre durablement le problème.
Il faut également renforcer l’éducation des populations sur l’hygiène, la santé, la protection et la préservation des sources d’eau.
Enfin, nous devons davantage impliquer les communautés locales, les collectivités, les autorités, les organisations de la société civile, les experts et les partenaires techniques et financiers.
Pour nous, la solution doit donc être à la fois technique, éducative, environnementale, économique et communautaire.
FA : Quelles innovations ou solutions votre Fondation apporte-t-elle concrètement pour améliorer l’accès à l’eau potable, notamment dans les communautés vulnérables ou les zones rurales ?
Konan Kouamé Paul Léandre : La Fondation Goutte d’Espoir souhaite développer une approche qui associe l’accès à l’eau, l’éducation et la formation.
Nous voulons notamment sensibiliser les populations, particulièrement les jeunes et les élèves, sur la protection des points d’eau, l’hygiène et les bonnes pratiques sanitaires.
Nous accordons également une importance particulière à la formation aux métiers liés à l’eau, parce que créer des compétences locales permet aux communautés de participer elles-mêmes à la gestion et à la maintenance des solutions mises en place.
Notre vision est donc de ne pas seulement apporter une solution ponctuelle, mais de contribuer à créer un écosystème local capable de préserver la ressource et de maintenir les infrastructures dans le temps.
FA : Au-delà de l’accès à l’eau, comment ces solutions peuvent-elles contribuer à une gestion plus durable des ressources en eau et à la résilience des communautés ?
Konan Kouamé Paul Léandre : L’accès à l’eau doit être accompagné d’une véritable culture de protection de la ressource.
Cela passe par la sensibilisation contre la pollution, la protection des ressources, une meilleure gestion des déchets, la préservation des écosystèmes et la lutte contre les pratiques qui dégradent les ressources en eau.
Nous devons également apprendre aux communautés à considérer l’eau non pas comme une ressource illimitée, mais comme un patrimoine commun qu’il faut protéger.
La résilience passe donc par la connaissance, la formation, l’anticipation des risques et la participation des populations elles-mêmes.
FA : Quelle place les jeunes doivent-ils occuper dans la recherche et la mise en œuvre de solutions face aux défis liés à l’eau ?
Konan Kouamé Paul Léandre : Les jeunes doivent être au cœur de la recherche et de la mise en œuvre des solutions. Ils représentent une force considérable en matière d’innovation, de technologie, de sensibilisation et de mobilisation communautaire.
Il faut donc leur donner accès à la formation, aux compétences techniques, au financement et aux espaces de dialogue.
À la Fondation Goutte d’Espoir, nous croyons particulièrement à cette approche. Former un jeune aujourd’hui, c’est donner à une communauté une capacité supplémentaire à résoudre ses problèmes demain.
Les jeunes ne doivent pas être uniquement considérés comme des élèves ou des bénéficiaires. Ils sont déjà des acteurs du changement.
FA : Pouvez-vous nous parler des principaux projets déjà réalisés par votre Fondation, ainsi que des initiatives actuellement en cours ?
Konan Kouamé Paul Léandre : La Fondation Goutte d’Espoir mène particulièrement des actions de sensibilisation, de mobilisation et de réflexion autour de l’eau, de l’éducation, de l’environnement et de la formation des jeunes.
Nous travaillons notamment sur des initiatives visant à sensibiliser les élèves et les communautés à l’hygiène, à l’assainissement et à la protection des sources d’eau.
Nous nous intéressons également aux problématiques environnementales qui peuvent affecter les ressources en eau, notamment la pollution des eaux de surface et des eaux souterraines.
Actuellement, notre ambition est de renforcer ces actions à travers des partenariats avec les autorités, les collectivités, les organisations nationales et internationales, ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Nous voulons progressivement passer de la sensibilisation à des projets de terrain plus structurés et durables.
FA : Au-delà des échanges et des recommandations, qu’attendez-vous concrètement de ce forum et quelles actions souhaiteriez-vous voir émerger à l’issue des échanges ?
Konan Kouamé Paul Léandre : Nous attendons de ce forum qu’il permette de dépasser les simples déclarations d’intention pour faire émerger des actions concrètes, mesurables et durables.
Nous souhaitons voir se développer davantage de partenariats avec les pouvoirs publics, les collectivités, les organisations de la société civile, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers et les jeunes.
Nous souhaitons également que les échanges débouchent sur des initiatives permettant de renforcer l’accès à l’eau potable dans les communautés vulnérables, de développer les compétences locales et de mieux protéger les ressources en eau.
Et surtout, nous souhaitons que les jeunes soient pleinement intégrés dans cette dynamique.
FA : Un dernier mot ?
Konan Kouamé Paul Léandre : Pour terminer, je dirais que la Fondation Goutte d’Espoir porte une conviction : chaque goutte compte, chaque action compte et chaque personne peut contribuer à préserver l’eau.
Interview réalisée par Fernand Appia