Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ADMedia

la chaine incontournable de l'information

Publicité

Politique nationale /Femmes en politique : le NDI lance un programme pour renforcer leur participation en Côte d’Ivoire

Politique nationale /Femmes en politique : le NDI lance un programme pour renforcer leur participation en Côte d’Ivoire
Publicité

Politique nationale /Femmes en politique : le NDI lance un programme pour renforcer leur participation en Côte d’Ivoire
Abidjan, 10 septembre 2026 – La question de la participation des femmes à la vie politique était au cœur d’une rencontre organisée jeudi 10 septembre 2026 à l’Hôtel Tiama, à Abidjan-Plateau. À cette occasion, le National Democratic Institute (NDI) a lancé un programme visant notamment à renforcer les partis politiques et à favoriser une participation plus sûre et plus effective des femmes à la vie politique. L’événement a réuni différents acteurs engagés sur les questions de gouvernance, de démocratie et de leadership féminin.
Parmi les intervenants figurait Klintio Marguerite Koné Yoli-Bi, experte en genre et en gouvernance électorale, engagée depuis plusieurs années dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du leadership féminin. Elle a notamment exercé comme commissaire centrale à la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire et est également impliquée dans les activités de WANEP-Côte d’Ivoire.
Quatre principaux obstacles
Dans son intervention, Marguerite Koné Yoli-Bi a estimé que des progrès ont été réalisés, notamment grâce à l’évolution du cadre légal. Toutefois, selon elle, ces avancées « n’ont ouvert que la porte », alors que plusieurs obstacles empêchent encore les femmes d’accéder pleinement aux responsabilités politiques.
Elle a identifié quatre principaux verrous : les partis politiques, le financement, les stéréotypes et les violences.
Pour l’experte, la bataille électorale des femmes ne commence pas dans l’isoloir. Elle commence beaucoup plus tôt, au sein des partis politiques, au moment de la désignation des candidats. Même lorsqu’une femme obtient l’investiture de son parti, elle peut, selon elle, être placée dans des conditions qui réduisent ses chances de victoire.
Le deuxième obstacle concerne le financement, tandis que les stéréotypes liés au rôle des femmes constituent également un frein important à leur engagement.
Les violences, un frein à la confiance
Marguerite Koné Yoli-Bi a particulièrement insisté sur les violences auxquelles peuvent être confrontées les femmes engagées en politique. Elle estime qu’une femme réduite au silence par la violence envoie indirectement un message dissuasif aux autres femmes.
Les réseaux sociaux peuvent, selon elle, amplifier ces violences et contribuer à décourager davantage les candidatures féminines.
Elle appelle ainsi à poursuivre l’amélioration du cadre légal afin de donner aux femmes la possibilité d’accéder aux responsabilités politiques sur la base de leurs compétences.
L’exemple du Bénin
L’intervenante a également cité le Bénin comme exemple dans la sous-région. Elle a évoqué les mécanismes permettant de renforcer la représentation des femmes, notamment les sièges réservés aux femmes.
Pour elle, de telles mesures peuvent constituer des dispositifs temporaires destinés à accélérer la progression de la représentation féminine, tout en maintenant les acquis existants.
Vers une démocratie véritablement inclusive
Marguerite Koné Yoli-Bi a défendu l’idée qu’une démocratie ne peut être véritablement forte que si elle est inclusive.
Selon elle, la Côte d’Ivoire doit pouvoir mobiliser l’ensemble des compétences de sa population, notamment celles des femmes et des jeunes. Elle a regretté que le pays soit encore mal classé dans la sous-région en matière de participation politique des femmes et a appelé à davantage d’efforts.
Cette question s’inscrit également dans la dynamique régionale. La CEDEAO travaille à renforcer la représentation politique des femmes et à favoriser leur accès aux instances de décision. Le Programme des Nations unies pour le développement souligne d’ailleurs que la loi ivoirienne sur la parité constitue une base importante pour améliorer la représentation politique féminine.
L’objectif de 2035
Dans son intervention, Marguerite Koné Yoli-Bi a enfin évoqué l’engagement régional en faveur de la parité à l’horizon 2035. Elle a appelé les acteurs ivoiriens à considérer cet objectif comme une opportunité pour accélérer la participation des femmes à la gouvernance.
Pour elle, l’enjeu dépasse donc la seule représentation numérique. Il s’agit de permettre aux femmes de mettre effectivement leurs compétences au service du développement de la Côte d’Ivoire.
Aissatou Diallo.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article