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8 Octobre 2026
Environnement /SAVOD-CI : un an d’existence au service de l’assainissement de la filière aurifère
Lutte contre l’orpaillage illégal : les acteurs de la filière réaffirment leur engagement
Le Syndicat des Acheteurs et Vendeurs d’Or et de Diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) a célébré son premier anniversaire mercredi 07 octobre 2026, à la Maison des Entreprises, au Plateau. Cette cérémonie a permis aux responsables, membres et partenaires de l’organisation de dresser le bilan de cette première année d’existence et de réaffirmer leur engagement contre l’orpaillage illégal.
À cette occasion, le président du SAVOD-CI, Soumahoro Brahima, s’est dit satisfait du chemin parcouru depuis la création du syndicat. Il a notamment mis en avant l’implantation progressive de l’organisation à travers le pays.
Selon lui, le SAVOD-CI est désormais présent dans huit des treize districts autonomes de Côte d’Ivoire, avec une centaine de délégués et responsables locaux. Cette implantation traduit, selon le syndicat, sa volonté de mieux représenter et encadrer les acteurs de la filière.
Soumahoro Brahima a également rappelé que le rôle du SAVOD-CI ne se limite pas à la défense des intérêts de ses membres. Le syndicat entend contribuer à l’assainissement du secteur aurifère et diamantifère, notamment en participant à la lutte contre les pratiques illégales.
Sur la question de l’orpaillage illégal, le président du SAVOD-CI a salué les initiatives prises par les autorités ivoiriennes, notamment les mesures issues de l’atelier de Yamoussoukro et validées par le Conseil national de sécurité. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’associer la sensibilisation aux mesures de lutte et de contrôle.
De son côté, Henriette Lago-Adjoa, présidente du Comité des sages du SAVOD-CI, a estimé que ce premier anniversaire constituait une étape importante pour faire le point sur les actions réalisées et celles qui restent à accomplir.
Elle a souligné les efforts déployés sur le terrain pour renforcer la présence du syndicat et favoriser la collaboration avec l’administration. Le SAVOD-CI entend ainsi poursuivre son travail aux côtés des autorités afin de contribuer à l’éradication des pratiques illicites dans le secteur.
Représentant le ministre des Mines, de l’Énergie et du Pétrole, Léopold Djéket a, pour sa part, salué les relations entre le département ministériel et le SAVOD-CI. Il a estimé que la création du syndicat permet désormais au gouvernement de disposer d’un interlocuteur crédible représentant les professionnels du secteur.
Les représentants du monde du commerce ont également apporté leur soutien au SAVOD-CI. Ouattara Lamy, président du Conseil fédéral des commerçants de Côte d’Ivoire, a reconnu le travail accompli en une année, malgré la jeunesse de l’organisation. Il a encouragé ses responsables à poursuivre leurs efforts pour consolider les acquis.
Kamal El Maghlovi, président du Haut Patronat des Commerçants et Opérateurs économiques de Côte d’Ivoire, a également annoncé son intention d’accompagner le SAVOD-CI dans ses différentes actions. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de trouver des solutions durables au phénomène de l’orpaillage clandestin.
Pour lui, la lutte ne devrait pas reposer uniquement sur la répression. Il a notamment proposé de réfléchir à la formalisation progressive des activités des orpailleurs, à travers leur organisation en petites et moyennes entreprises. Cette démarche pourrait permettre de mieux intégrer ces acteurs dans l’économie nationale tout en contribuant à assainir le secteur.
Les exploitants miniers appellent à des solutions adaptées
Présent à cette célébration, Monsieur Richard, exploitant minier à Bouaflé, a également partagé son expérience dans le secteur de l’exploitation de l’or. Il a indiqué qu’il forme parallèlement de jeunes géologues aux réalités du terrain et aux techniques liées à la recherche minière.
Il s’est réjoui de la décision du gouvernement ivoirien d’instaurer un moratoire de six mois, période destinée à permettre aux acteurs du secteur de se conformer aux exigences en vigueur. Selon lui, cette mesure doit également favoriser la recherche de solutions permettant de mieux préserver les eaux, les rivières et les forêts de Côte d’Ivoire.
Concernant l’orpaillage illégal, Monsieur Richard estime que cette pratique pénalise les opérateurs miniers légalement installés et porte atteinte à l’environnement. Il a ainsi salué les mesures prises par les autorités pour assainir le secteur.
L’exploitant minier a également expliqué qu’il accueille de jeunes diplômés en géologie comme stagiaires afin de compléter leur formation théorique par une expérience pratique sur le terrain. Cette démarche permet, selon lui, de rapprocher les connaissances universitaires des réalités de l’exploitation minière.
Monsieur Richard a enfin appelé le ministère de tutelle à prendre en compte les investissements engagés par les opérateurs dans les projets semi-industriels, notamment les études d’impact environnemental. Il souhaite que des solutions soient trouvées afin de permettre une reprise des activités dans de bonnes conditions, avant même l’échéance du moratoire de six mois.
Cette célébration a également été l’occasion pour le SAVOD-CI de se projeter vers l’avenir. Le syndicat prévoit notamment l’organisation de sa première assemblée générale, une étape destinée à renforcer son fonctionnement et à définir les prochaines orientations de l’organisation.
Après une première année consacrée à sa structuration et à son implantation, le SAVOD-CI entend donc poursuivre son engagement aux côtés de l’État et des professionnels afin de contribuer à une filière aurifère et diamantifère mieux organisée et à la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.
Aissatou Diallo