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4 Octobre 2026
Politique nationale /Gouvernance électorale : Simone Gbagbo présente sa proposition de Haut Conseil électoral à l’OIDH
L’Observatoire ivoirien des droits de l’Homme (OIDH) a reçu, mardi 15 septembre 2026, Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des générations capables (MGC), dans le cadre de sa tribune citoyenne « Les Vendredis de l’OIDH ». Les échanges ont porté sur l’évolution du système électoral ivoirien et sur les pistes de réforme envisagées pour renforcer la confiance dans les processus électoraux.
Devant les participants réunis au siège de l’organisation, Simone Gbagbo a présenté sa vision d’une nouvelle gouvernance électorale, notamment à travers la création d’un Haut Conseil électoral (HCE). Cette proposition vise, selon elle, à disposer d’une structure indépendante des formations politiques et de l’exécutif.
Dans le schéma présenté, le futur HCE compterait 13 membres. Sa composition ferait appel à différentes composantes de la société civile et du monde professionnel, notamment les organisations religieuses, les associations de défense des droits de l’Homme, la chefferie traditionnelle, le patronat, les organisations de planteurs, les enseignants-chercheurs, le barreau, les médias et les syndicats. Deux experts des questions électorales compléteraient cet ensemble.
Simone Gbagbo souhaite également que les personnalités appelées à siéger au sein de cet organe répondent à des critères destinés à garantir leur indépendance. Elle propose notamment qu’elles soient âgées de 36 à 75 ans, disposent de leurs droits civiques et politiques, présentent un casier judiciaire vierge et justifient d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans. Elle préconise aussi que les membres n’aient jamais appartenu à un parti politique ou manifesté publiquement leur soutien à une formation politique.
La présidente du MGC a par ailleurs avancé un mécanisme de sélection faisant intervenir l’Assemblée nationale. Les candidatures seraient examinées par une commission parlementaire, avec une phase de publication des profils retenus afin de permettre aux citoyens de formuler leurs observations avant la poursuite de la procédure. La nomination finale interviendrait ensuite par décret présidentiel, selon le dispositif présenté.
Autre volet de sa proposition, l’organisation matérielle des opérations électorales ne devrait plus, selon elle, relever des préfets et sous-préfets. Les forces de défense et de sécurité conserveraient toutefois un rôle dans la sécurisation des élections et des campagnes, à la demande de l’organe électoral.
Il faut noter que cette rencontre s’inscrit dans la volonté de l’OIDH de créer des espaces de discussion autour des questions liées à la démocratie, aux droits humains et à la gouvernance électorale. La date du 15 septembre coïncidait également avec la Journée internationale de la démocratie.
À travers cette intervention, Simone Gbagbo a appelé à une réflexion plus large sur l’architecture du système électoral ivoirien et à l’ouverture d’un dialogue entre les différentes parties prenantes afin de discuter des mécanismes susceptibles d’encadrer les futurs scrutins.
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Aissatou Diallo