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5 Mars 2026
Actualité international /Ali Khamenei, parcours et héritage d’un guide suprême de l’Iran
Le 28 février 2026, l’ancien président américain Donald Trump annonçait la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, à la suite de frappes militaires visant l’Iran. Cette déclaration, largement relayée sur la scène internationale, n’a été officiellement confirmée par le gouvernement iranien que le 1er mars 2026, après plusieurs heures de silence et de spéculations. Cette disparition marque la fin d’un règne de près de quatre décennies à la tête de la République islamique d’Iran.
Né le 19 avril 1939 à Mashhad, dans le nord-est du pays, Ali Khamenei est issu d’une famille modeste et profondément religieuse. Très tôt, il se consacre à l’étude du Coran et des sciences islamiques, avant de poursuivre une formation théologique approfondie dans les villes saintes de Qom en Iran et de Nadjaf en Irak. Ces années de formation forgent une pensée religieuse étroitement liée à l’engagement politique.
Dans les années 1960 et 1970, Ali Khamenei s’illustre comme un opposant actif au régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi. Son militantisme lui vaut plusieurs arrestations et périodes de détention. En parallèle, il se distingue par un travail intellectuel important, notamment à travers la traduction et la diffusion d’ouvrages religieux et idéologiques en langue persane.
La Révolution islamique de 1979 constitue un tournant majeur dans son parcours. Après la chute du Shah, il intègre les nouvelles institutions révolutionnaires mises en place par l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Il est nommé imam de la prière du vendredi à Téhéran, une fonction religieuse à forte portée politique, qui accroît considérablement sa visibilité et son influence.
En 1981, dans un contexte de crise marqué par des attentats et la guerre Iran-Irak, Ali Khamenei est élu président de la République islamique d’Iran. Il exerce cette fonction jusqu’en 1989, période durant laquelle le pays fait face à de lourds défis militaires, économiques et diplomatiques.
À la mort de l’ayatollah Khomeini en 1989, l’Assemblée des experts le désigne guide suprême de l’Iran, la plus haute autorité du système politique iranien. À ce poste, il concentre un pouvoir considérable, supervisant les forces armées, influençant la justice, orientant la politique étrangère et exerçant une autorité déterminante sur l’ensemble des institutions de l’État.
Son long règne est marqué par une ligne idéologique conservatrice, une opposition constante à l’influence occidentale — en particulier celle des États-Unis — et un rôle central de l’Iran dans plusieurs crises régionales. Sur le plan intérieur, son pouvoir est également confronté à de nombreuses contestations populaires, souvent réprimées, nourrissant des critiques persistantes sur les libertés publiques et la gouvernance.
Décédé en 2026, avec une mort annoncée le 28 février puis confirmée officiellement le 1er mars, Ali Khamenei laisse derrière lui un héritage complexe et controversé. Pour ses partisans, il restera le garant de la continuité de la Révolution islamique et de la souveraineté nationale. Pour ses détracteurs, il incarne un pouvoir autoritaire ayant freiné les aspirations démocratiques et sociales d’une partie de la population iranienne.
Aissatou Diallo