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Promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire : des avancées notables mais des défis persistent

Promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire : des avancées notables mais des défis persistent
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Promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire : des avancées notables mais des défis persistent
Promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire : des avancées notables mais des défis persistent
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Promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire : des avancées notables mais des défis persistent
Une tribune d’échanges intitulée « Tout savoir sur la promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire » s’est tenue le mardi 3 mars 2026 au SIGFU, à la Cité administrative du Plateau à Abidjan. La rencontre a été animée par Namizata Binate, conseillère technique chargée du Genre, de l’Équité et de l’Autonomisation économique de la femme au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
Au cours de cette tribune, l’intervenante a souligné que la Côte d’Ivoire a enregistré des avancées significatives en matière de promotion des droits des femmes, notamment grâce au cadre juridique et institutionnel mis en place.
« En ce qui concerne les droits des femmes en Côte d’Ivoire, il y a des avancées. D’abord au niveau de notre Constitution qui consacre clairement l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que l’accès aux ressources et aux opportunités », a expliqué Mme Binate.
Elle a également rappelé que le pays a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux en faveur des droits des femmes, dont Protocole de Maputo et la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité. Selon elle, ces engagements contribuent à renforcer les mécanismes nationaux de promotion de l’égalité de genre.
Sur le plan politique, l’intervenante a relevé une présence croissante des femmes dans les instances de décision. « Aujourd’hui, nous avons des femmes dans toutes les assemblées élues : à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les mairies et les conseils régionaux. Nous avons également des femmes au sein du gouvernement occupant des postes ministériels importants », a-t-elle indiqué.
Des progrès ont également été enregistrés dans le domaine économique. À ce sujet, Mme Binate a cité le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire, initié par la Première dame, qui a permis selon elle à plus de 400 000 femmes de bénéficier d’un accompagnement financier estimé à 25 milliards de francs CFA pour développer des activités génératrices de revenus.
Elle a aussi évoqué le Fonds Femmes et Développement du ministère de la Femme, destiné à soutenir l’autonomisation économique des femmes et à les accompagner dans la formalisation de leurs activités, notamment celles exercées dans le secteur informel.
La question des violences basées sur le genre a également été abordée. L’intervenante a indiqué que la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un programme national de lutte contre ce phénomène afin d’assurer une prise en charge globale des survivantes.
Dans le domaine de l’éducation, Mme Binate a souligné l’impact des politiques publiques visant à favoriser la scolarisation des filles. « La loi sur l’école obligatoire prévoit que tout enfant âgé de 6 à 7 ans doit être scolarisé. Des mesures d’accompagnement, comme les cantines scolaires, ont permis d’encourager autant les filles que les garçons à aller à l’école », a-t-elle expliqué.
Elle a également rappelé que les jeunes filles enceintes en cours d’année scolaire ne sont plus systématiquement exclues du système éducatif, une mesure visant à limiter l’abandon scolaire des adolescentes.
Toutefois, malgré ces progrès, la conseillère technique reconnaît que certains défis subsistent, notamment en matière d’accès effectif à la justice pour les femmes. « Juridiquement, l’homme et la femme sont égaux devant la loi. Mais dans la pratique, la question de l’accès à la justice se pose, notamment en raison de l’éloignement des tribunaux ou du coût des procédures », a-t-elle souligné.
La protection des filles contre les mariages précoces figure également parmi les priorités. « En Côte d’Ivoire, la loi est claire : aucun mariage ne peut être célébré avant l’âge de 18 ans, que ce soit pour la fille ou pour le garçon », a-t-elle rappelé.
Pour Mme Binate, les progrès réalisés doivent être consolidés afin d’atteindre une représentation équilibrée entre hommes et femmes dans tous les secteurs. « L’objectif, c’est d’arriver à terme à une participation de 50 % de femmes et 50 % d’hommes dans tous les domaines d’activité », a-t-elle conclu.
Aissatou Diallo

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