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20 Octobre 2026
Societe /AFFAIRE MUTADAP : 800 SOUSCRIPTEURS RÉCLAMENT LE REMBOURSEMENT DE LEURS INVESTISSEMENTS
Abidjan, 13 octobre 2026 – M. KAHIE KUNTA a animé, le mardi 13 octobre 2026 à Cocody, une conférence de presse aux côtés de plusieurs souscripteurs se présentant comme victimes de l’affaire MUTADAP. Ils dénoncent la non-livraison des terrains pour lesquels ils affirment avoir effectué des paiements et appellent les autorités ivoiriennes à intervenir afin de trouver une issue à cette situation.
Des centaines de souscripteurs dans l’attente de leurs terrains
Selon les déclarations faites lors de cette rencontre, environ 800 souscripteurs extérieurs au ministère concerné seraient confrontés à cette situation. Le nombre total de personnes concernées, y compris les membres de la mutuelle, n’a toutefois pas été précisé.
Les souscriptions porteraient sur plusieurs projets immobiliers, notamment dans les localités de Grand-Bassam, Songon et Bingerville. Les personnes concernées affirment avoir versé des sommes importantes dans l’espoir d’obtenir des terrains qui, selon elles, ne leur ont toujours pas été livrés.
Des investissements importants et des attentes déçues
Parmi les souscripteurs présents, M. Sanogo affirme avoir investi 24,5 millions de francs CFA pour l’acquisition de cinq terrains. Selon son témoignage, les paiements ont commencé à la fin de l’année 2022, mais les parcelles promises ne lui auraient pas été remises.
Il explique que la confiance accordée au projet reposait notamment sur les liens apparents de la mutuelle avec le ministère de l’Économie et du Budget, ainsi que sur la localisation de son siège dans les locaux de la Direction des affaires financières.
« Notre problème, ce n’est pas qu’on mette des gens en prison. Ils peuvent faire cent ans en prison, ce n’est pas cela qui résout notre problème. Ce que nous voulons, c’est savoir où se trouvent nos terrains ou récupérer notre argent », a-t-il déclaré.
Des souscripteurs réclament leur argent
Fatou Nathalie, autre souscriptrice, affirme avoir adhéré à un projet d’acquisition de terrain nu à Motobé-Bassam, sur les conseils d’une connaissance travaillant au sein du ministère concerné.
Convaincue du sérieux de l’opération, elle indique que sa grande sœur ainsi qu’une autre sœur résidant en France ont également investi dans le projet.
« J’avais tellement confiance parce que c’était un ministère. J’ai donc cru au projet », a-t-elle expliqué.
Elle affirme détenir des reçus de paiement ainsi qu’un certificat attestant le règlement intégral de sa souscription. Face à l’absence de livraison des terrains, elle dit désormais privilégier le remboursement.
« Actuellement, là où je suis, moi, je ne veux que mon argent parce que je ne veux plus de terrain », a-t-elle confié.
Une autre souscriptrice affirme, pour sa part, qu’un terrain devait lui être livré en 2023. Malgré ses démarches auprès de l’administration de la mutuelle, elle dit ne pas avoir obtenu satisfaction. Elle assure également disposer de justificatifs de paiement et d’un certificat de règlement intégral signé par le président de la structure.
Elle appelle les autorités à intervenir en faveur des souscripteurs, dont certains seraient confrontés à de graves difficultés, notamment sur le plan sanitaire.
Des démarches auprès des autorités
Face à cette situation, les représentants des souscripteurs indiquent avoir adressé des courriers à la Primature et à l’Assemblée nationale afin d’attirer l’attention des autorités sur leurs difficultés.
Ils évoquent également une audience judiciaire annoncée pour le 21, sans que la date complète ni les détails de cette procédure aient été précisés lors des témoignages rapportés.
Les souscripteurs préviennent qu’en l’absence d’une solution satisfaisante, ils pourraient envisager une marche nationale pour faire entendre leurs revendications.
« Cette conférence de presse n’est que le début d’une longue saga », a averti leur représentant.
Le ministère aurait décliné toute responsabilité, selon les témoignages
Selon les témoignages recueillis lors de cette conférence de presse, le ministère concerné aurait décliné toute responsabilité dans cette affaire. Les souscripteurs continuent d’appeler les autorités compétentes à intervenir afin de trouver une solution à leurs préoccupations, notamment par la restitution des sommes versées ou la mise à disposition des terrains promis.
Aissatou Diallo